Vision du paradis | Festival de Lanaudière
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Entre ciel et terre, plongez dans un voyage idyllique avec Debussy et Mahler

Claude Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune

Inspiré par le poème L’après-midi d’un faune de Stéphane Mallarmé, Claude Debussy s’empare de cette créature mythique et nous fait voyager dans les songes de cet animal.

Après-midi d’un faune, chorégraphie de Vaslav Nijinski. Paris, Opéra Garnier. 1991

 

Claude Debussy nous fait écouter avec les yeux le rêveil onirique de ce faune doutant de la réalité des choses pensées ou rêvées.

« Aimai-je un rêve?

Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève

En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais

Bois mêmes, prouve, hélas! Que bien seul je m’offrais

Pour triomphe la faute idéale des roses »

 

Après une visite chez Claude Debussy pour découvrir son poème mis en musique, Stéphane Mallarmé dira : « Je ne m’attendais pas à quelque chose de pareil ! Cette émotion prolonge l’émotion de mon poème et en situe le décor plus passionnément que la couleur. »

 

À découvrir :

Après cette œuvre pastorale, quoi de mieux que la 4ème symphonie de Gustav Mahler pour compléter cette première soirée en pleine nature ?

Gustav Mahler, Symphonie n°4 en sol Maj

« Cette fois, c’est la forêt, avec ses merveilles et ses terreurs, qui a été déterminante et qui s’est glissée dans mon univers sonore »

Gustav Mahler, d’après Emil Orlik. 1902

 

Dans cette 4ème symphonie, Gustav Mahler retourne à la simplicité avec un effectif beaucoup moins imposant que dans les précédentes.

Avec le lied « La vie céleste » qui sera interprété par Hélène Guilmette en guise de dernier mouvement, un enfant nous amène dans une forêt du paradis.

Nous goûtons les joies célestes,
détournés des choses terrestres.
Du ciel on n’entend guère
le tumulte du monde !
Tout vit dans la plus douce paix !
Nous menons une vie angélique !

 

Fiche d’identité de l’œuvre – Prélude à l’après-midi d’un faune

  • COMPOSITEUR : Claude Debussy (1862-1918)
  • COMPOSITION et CRÉATION : composée entre 1892 et 1894, créée le 22 décembre 1894 par l’orchestre de la Société nationale de musique à Paris sous la direction de Gustave Doret
  • EFFECTIF : 3 flûtes, 2 hautbois, un cor anglais, 2 clarinettes, 2 bassons, 4 cors, 2 harpes, 2 crotales (ou cymbales antiques, section de cordes
  • DURÉE : 10’

 

Fiche d’identité de l’œuvre – Symphonie n°4 en sol majeur

  • COMPOSITEUR : Gustav Malher (1860-1911)
  • COMPOSITION et CRÉATION : Composée entre 1899-1900 et créée le 25 novembre 1901 à Munich par l’Orchestre Kaim sous la direction de Malher, avec Margarete Michalek (soprano)
  • EFFECTIF : cordes, harpes, 2 flûtes, 2 piccolos, 2 hautbois, 3 clarinettes, 3 bassons, 4 cors, 3 trompettes, timbales, percussions, glockenspiel, 1 cor anglais
  • DURÉE : 55’

 

Chroniques de programmes par Margot Charignon